Accueil / In Memorian / Nos morts aux combats / Afghanistan / Cyrille Hugodot, le jeune Rapace

Cyrille Hugodot, le jeune Rapace

l’hommage de la nation

63e soldat tombé en Afghanistan

«Toute l'année un soutien psychologique est possible à la demande des familles ou du commandement» confie le lieutenant-colonel Lasarte./Photo DDM, Ph.No

«Toute l’année un soutien psychologique est possible à la demande des familles ou du commandement» confie le lieutenant-colonel Lasarte./Photo DDM, Ph.No

Drapeaux en berne, hier, dans toute la France, pour l’hommage au caporal-chef Hugodot, tombé en Afghanistan, samedi dernier. A Pamiers, le ministre Gérard Longuet a salué le jeune parachutiste.

Comme un cruel air de déjà-vu. Mêmes regards emplis de dignité, de la part des paras du 1er RCP, mêmes notes de la marche funèbre. Seulement, dans le cercueil, le corps d’un homme, unique : Cyrille Hugodot. Le jeune parachutiste de vingt-quatre ans avait succombé à ses blessures samedi dernier, après un accrochage au cours d’une mission de reconnaissance en Kapisa.

C’est tout à la fois à ce père de famille et à ce parachutiste brillant, que le ministre de la Défense Gérard Longuet a rendu un dernier hommage, hier, sur la place d’armes du quartier Beaumont. S’adressant directement au défunt, il a commencé par rappeler qu’après son transport vers l’hôpital de Kaboul, « les combats se sont poursuivis pendant deux heures », à l’issue desquelles les adversaires des troupes françaises « ont été neutralisés ».

Les combats s’intensifient durant l’été

Puis Gérard Longuet a longuement évoqué les qualités dont avait fait preuve le caporal-chef Hugodot durant ses trois années de service au 1er RCP. « Enthousiaste », « consciencieux », il a dressé le portait d’un camarade « admirable sous le feu ». Il n’a pas manqué non plus pas d’évoquer ces moments pendant lesquels il se « privait d’une partie de ses rations de combat », ou « portait les sacs de ses camardes », faisant preuve d’« abnégation » pour mieux épauler ses frères d’armes.

Le ministre s’est ensuite adressé à l’ensemble des troupes, leur assurant que « des étapes ont été franchies grâce à (leur) engagement » et qu’« une démocratie prend forme » en Afghanistan.

Chacun savait combien la mission sur laquelle étaient envoyés les hommes du RCP était périlleuse. La seconde mort, en l’espace d’une semaine, que subit le régiment de Pamiers en est la preuve. « L’été, les combats sont généralement plus intenses », précise le lieutenant-colonel Sabatier, directeur de la communication de la Défense française pour la zone sud-ouest. Gérard Longuet a lui aussi évoqué les difficultés supplémentaires liées à la période estivale : « La végétation est plus dense et permet plus de caches pour les Talibans. »

Cyrille Hugodot est, à ce jour, le soixante-troisième soldat français mort en Afghanistan depuis 2011.

About VIEUX RAPACE

Vérifiez également

Les paras encore touchés

Cinq militaires français et un interprète afghan ont été tués aujourd’hui dans ce qui semble …